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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 01:16

L'Economie en Ardèche

La répartition de la population active entre les différents secteurs de l'économie ardéchoise est la suivante :
- secteur primaire : 9,9 %
- secteur secondaire (industrie et BTP) : 39,9 %
- secteur tertiaire : 50,2 %

Ces chiffres dénotent l'importance de l'agriculture et de l'industrie en Ardèche, alors même que ces secteurs sont destructeurs d'emplois depuis plus de quinze ans (l’agriculture a perdu 18 % de ses emplois entre 1990 et 1995, l’industrie 7 % dont 4,55 % dans le textile). Seul le secteur tertiaire a créé des emplois ces dernières années et continue d'en créer (+ 4,5 % en 1999).

Données géographique

Un département très agricole en Rhône-Alpes malgré un territoire restreint

L'agriculture demeure importante. Elle emploie 7,40 % de la population active sur l'ensemble du département en 1999 (soit trois fois la moyenne nationale). La part relativement importante des "doubles actifs" et des retraités est à souligner (2 500 exploitations).

Des exploitations en voie de spécialisation

Deux types d'espaces agricoles :
- des zones de production extensive liées à l'élevage, situées principalement sur les plateaux et zones de pente,
- et des zones de productions intensives (arbres fruitiers et vignes) essentiellement situées dans les bassins et les vallées aux sols riches (cf. terrains alluviaux).

Trois grandes productions agricoles :
- l'élevage (63 % des exploitations),
- l'arboriculture
- et la viticulture (34 % des exploitations).

Des productions localisées

     

Aux différents secteurs du département correspondent des productions bien définies, notamment sur le plateau, région d'Annonay : élevage laitier, viande et polyculture (fruits)

Les défis de l'agriculture ardéchoise

Dans l'ensemble, les exploitations restent fragiles économiquement.
Si la gestion des droits à produire pour les ovins, grâce à la péréquation entre départements, ne présente toujours pas de difficulté, il n'en est pas de même pour la prime à la vache allaitante compte tenu de la limitation du nombre de droits disponibles.

La production laitière bovine se porte relativement bien : les quotas laitiers pour l'Ardèche ont en effet été augmentés sensiblement depuis 1996.

Le département à dû faire face aux différentes crises liées à la sécurité alimentaire (ESB, fièvre aphteuse).

La saison 1999 pour les fruits a été très difficile, en 2000 un nouveau dispositif exceptionnel pour les producteurs de fruits d'été touchés par la mévente a été engagé sous la forme de plans de redressement des exploitations (158 dossiers, enveloppe 12 MF).

La forêt a été touchée : la tempête de fin décembre 1999 a renversé 500 000 m3 de bois au nord du département et un important incendie a détruit près de 1 000 ha de forêt dans la région d'Annonay.

Les défis structurels

En Ardèche, 400 exploitations disparaissent chaque année.

La part importante des agriculteurs de plus de 60 ans (2 600 exploitations) explique cette tendance qui va malheureusement se prolonger dans les années futures. L'installation des jeunes agriculteurs est la première des priorités du projet agricole départemental (46 dotations aux jeunes agriculteurs soit plus de 4 millions de F).

La mise en place des Contrats territoriaux d'exploitation issus de la loi d'orientation agricole progresse. 70 contrats ont été signés en 2000 et 2 129 365 F payés.

Le soutien de l'Etat aux filières de qualité se développe. Les démarches professionnelles sont soutenues (Régal viande, "Goûtez l'Ardèche") ainsi que l'accompagnement de l'agriculture biologique (283 notifications).

Le secteur secondaire : industrie et BTP

L’industrie

Dès le XIXème siècle s’est développé un tissu industriel dense autour du textile ; depuis sont apparus les secteurs de l’électronique, plastique, bijouterie et agro-alimentaire.

L’industrie emploie aujourd’hui plus de 23 000 personnes, soit 25 % de la population active du département. C

e tissu de 2 000 établissements industriels est constitué d’une majorité de petites et moyennes entreprises.

L’industrie textile, avec 4 262 salariés, représente encore 21 % de l’industrie ardéchoise (contre 3,4 % en France). Ce secteur, qui comporte des industries de pointe, avait été jusqu'à maintenant relativement épargné.

Cependant en 1999, le nombre de demandes de chômage partiel a été multiplié par deux, les baisses de volume à produire ont atteint 30 à 40 %. Ce secteur est à nouveau confronté à une situation de crise aigüe, similaire à celle qu'il avait traversée en 1999. Le chiffre d'affaire des établissements concernés connaît depuis le mois de janvier 2001 une baisse sensible qui tient tout à la fois à une forte contraction de la demande internationale, au caractère inadapté de l'outil de production et, pour certaines entreprises, à leur mauvais positionnement sur le marché "coton". Les principales entreprises du secteur pourraient être conduites à recourir au chômage partiel de façon significative, certaines devront affronter des plans sociaux.

La renommée du textile en Ardèche s’est assise dès le XIXème siècle. Le secteur important du moulinage – texturation réalise en Drôme-Ardèche 95 % de la production nationale dont près de 90 % en Ardèche. La nature capitalistique et la haute technologie des entreprises textiles n’engendre pas d’externalisation, le poids de la main d’œuvre sur la valeur ajoutée restant très modeste.

Le secteur BTP

Ce secteur emploie 5 392 personnes, soit environ 8 % de la population active. Il est constitué de petites et très petites entreprises, qui emploient en moyenne 2 salariés.

Ce secteur est en croissance actuellement pour le bâtiment mais aussi à nouveau dans les travaux publics.

Le secteur tertiaire en Ardèche

Les commerces

En 1995, la densité en m² de vente pour 1 000 habitants des hypermarchés et des supermarchés était de 191 en Ardèche, contre 197 pour la région Rhône-Alpes et 217 pour la France.

C’est dire l’importance, dans ce département rural, des petits commerces de proximité dont le maintien en zone fragile et isolée est devenu d’intérêt public.

Le tourisme

Une source d’activité essentielle
Le tourisme est un domaine d'activité majeur pour l'Ardèche (chiffre d'affaires de 3,5 milliards de francs, 12 500 emplois directs et indirects, facteur de maintien et d'entraînement pour le commerce et l'agriculture, outil efficace d'aménagement du territoire : cf fiche spéciale tourisme).

Une capacité d’hébergement importante
Les résidences secondaires (147 000 personnes).
Les 297 campings et caravanings homologués représentent 27 % de la capacité d'accueil (62 000 personnes) et un quart des campings de la région Rhône-Alpes. Ils sont plus confortables que la moyenne régionale.
L'hôtellerie (6 800 personnes) et les meublés de tourisme classés (9 500 personnes) ainsi que les villages de vacances (4 000 personnes).

Les défis posés au tourisme en Ardèche
La fréquentation touristique est inégalement répartie, la saison courte et les sites saturés (1 touriste pour 2 résidents permanents sur les plateaux ardéchois) : 10 touristes pour 1 habitant permanent dans les Gorges.
La fréquentation touristique est actuellement très courte et concentrée sur le créneau du 1er juillet au 15 août.
La part de la clientèle étrangère est importante (plus de 50 %).

Par Millet Christophe - Publié dans : emploi
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 01:15

Etablissement public du second degré

Données géographiques

Superficie 550 000 hectares
Part des surfaces boisées 57,20%
Nombre de communes 339
Ville la plus peuplée Annonay - 17 522 habitants
Densité moyenne au km² 52 habitants

Démographie

Nombre d'habitants 286 160
Dont hommes 140 412
Dont femmes 145 748
Age moyen 40,3 ans
Moins de 20 ans 23 %
Plus de 60 ans 26 %
Taille moyenne d'un ménage 2.4

Emploi

Actif 124 168
Demandeurs d'emploi (Mai 2005) 9 504
Taux de chômage (1er trimestre 2005) 10,5 %

Agriculture

Nombre d'exploitations agricoles 7 090
SAU des exploitations 144 330 hectares
Part de l'emploi agricole dans l'emploi total 7,40 %
Par Millet Christophe - Publié dans : Actualités départementales
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 01:14

Démographie du département

Evolution récente de la population ardéchoise

L'Ardèche a dépassé au début des années 90 le niveau de peuplement qu'elle atteignait 50 ans plus tôt : elle compte aujourd'hui 286 000 habitants (mais en comptait près de 390 000 en 1860). Profondément marquée par l'exode rural jusqu'en 1975, la population connaît en effet une croissance continue depuis 20 ans. Cet essor est toutefois dû uniquement à un solde migratoire positif, autrement dit à un excédent des arrivées sur les départs. Le solde naturel (balance naissances - décès) est pratiquement nul, aux environs de + 150 par an.

Les étrangers sont assez peu implantés en Ardèche, et sont présents surtout à Largentière, Le Pouzin et Bourg-Saint-Andéol. Au nombre de 11 000 environ, ils représentent 4 % de la population. La part des étrangers non européens a progressé depuis une quinzaine d'années pour atteindre aujourd'hui 80 % du total : ayant presque triplé ses effectifs, la communauté marocaine est actuellement la plus importante (un étranger sur cinq), les algériens suivant de près, tandis que les communautés espagnoles et portugaises ne constituent plus que le quart des étrangers. En période d'été, de très nombreux touristes d'origine européenne viennent en Ardèche, principalement dans les campings (hollandais, allemands).

Répartition et densité

Le fait que 50 % de la population du département réside dans des communes rurales atteste du caractère rural de l'Ardèche (moyenne nationale : 75 % de population urbaine). La densité moyenne dans le département est de 52 habitants au km², contre 122 h/km² dans la région Rhône-Alpes et 104 h/km² en France.

La densité de population est la plus forte autour des deux agglomérations d'Annonay et d'Aubenas et le long de la vallée du Rhône. En revanche, la partie montagneuse est peu dense, avec des minima de 6 à 7 habitants au km² dans les cantons de Saint-Etienne-de-Lugdarès et Valgorge.

Si la montagne et le plateau continuent de se dépeupler, la vallée du Rhône, le Bas-Vivarais et la basse Ardèche voient leur population croître sensiblement. Mais contrairement au voisin drômois, l'intérieur ardéchois possède encore une armature de petits bourgs et villages, certes en situation démographique fragile, mais qui interdit de parler de désertification.

Les zones géographiques

Zones les plus dynamiques

la vallée du Rhône et la région d’Annonay proches des grands axes de communication ( autoroutes, TGV), sont les espaces les plus urbanisés du département. Le solde naturel y est partout positif. Annonay, Tournon-sur-Rhône et Guilherand-Granges bénéficient de la proximité et de l’attractivité de la ville de Valence et du département de la Drôme. 

le «sud intérieur» avec l’agglomération d’Aubenas et la vallée de l’Ardèche. La population des cantons de Villeneuve-de -Berg et de Vallon-Pont- d’Arc progresse ainsi quatre fois plus vite que la moyenne départementale.

Zones plus défavorisées

le haut-plateau et la montagne ardéchoise qui se resserrent jusqu'à Privas continuent de perdre des habitants (population vieillissante, faible pouvoir attractif pour de nouveaux résidents permanents. Symboles de ce déclin, le Cheylard et Lamastre qui perdent respectivement 300 et 250 habitants.

Les principales villes du département

L'Ardèche compte 3 arrondissements (Privas, Tournon-sur-Rhône et Largentière), 33 cantons et 339 communes. Parmi ces dernières, près de 90 % sont des communes rurales et 37 seulement sont considérées comme des communes urbaines. 3 villes seulement dépassent les 10 000 habitants : Annonay, Aubenas, Guilherand-Granges. Annonay la plus importante (17 522 habitants), arrive seulement au 450ème rang national par l'importance de sa population.

Une quinzaine de communes urbaines sont bien équipées en commerces et services qui attirent les populations des communes avoisinantes et constituent avec ces dernières des "bassins de vie" autonomes pour les besoins de la vie courante ; sept communes rurales sont aussi des bourgs-centres. Parmi les villes les plus importantes, Annonay, Aubenas et Privas connaissent un phénomène classique de l'évolution urbaine malgré leur taille modeste : la ville intra-muros se vide, y compris dans ses quartiers populaires construits dans les années 60-70 (et devenus zones sensibles ou difficiles), au bénéfice des communes de la périphérie. Seules, Guilherand-Granges et Tournon-sur-Rhône échappent pour l'instant à cette évolution.

Les chefs-lieux administratifs n'ont pas un grand poids démographique : la préfecture, Privas (9 170 habitants) voit sa population décroître depuis 15 ans et perd sa place de 4ème ville du département. Les deux Sous-Préfectures, Tournon-sur-Rhône (9 946 habitants) et Largentière (1 942 habitants), n'occupent respectivement que les 4ème et 26ème places.

Les villes et agglomérations du département

Annonay : première agglomération du département avec 25 500 habitants et première commune du département avec 17 500 habitants, continue cependant de perdre des habitants. La baisse est de 6 % en neuf ans.

Aubenas : deuxième agglomération du département avec 24 500 habitants (commune d’Aubenas : 11 000 habitants)- solde migratoire légèrement positif (alors qu’il était faiblement négatif entre 1982 et 1990).

Guillerand-Granges : 10 700 habitants - troisième ville du département.

Tournon sur Rhône : troisième agglomération ardéchoise avec 18 000 habitants (cette agglomération profite d’une croissance relativement élevée de 0.6 % par an depuis 1990, en hausse par rapport à la précédente décennie) et quatrième ville du département avec 9 900 habitants.

Privas : cinquième ville du département avec 9 100 habitants. Le chef-lieu du département a perdu 9 % de ses habitants en neuf ans.

Les classes d'âge

La population de l'Ardèche a une structure par âge nettement plus vieille que celle de la France, et continue de vieillir : en 1995 le nombre absolu des plus de 60 ans a dépassé celui des moins de 20 ans.

Les communes urbaines ont une population relativement plus jeune que les communes rurales. Les deux tiers des communes ardéchoises apparaissent comme "très âgées".

Par Millet Christophe - Publié dans : Tourisme
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 01:13

Géographie Physique

Situation et limites

Le département de l'Ardèche correspond à l'ancien pays du Vivarais, division administrative du LANGUEDOC. Il présente des aspects très contrastés : compris entre 40 mètres d'altitude au confluent du Rhône et de la rivière Ardèche (Sud-Est du département) et 1 754 mètres au Mont Mézenc (Centre-Ouest), il est limité à l'Est par la vallée du Rhône sur une longueur de 140 km et à l'Ouest par les hauts-plateaux du Massif Central.

Ce versant oriental ardéchois du Massif Central est bordé par les départements de la Haute-Loire et de la Lozère. Aucun obstacle naturel ne sépare au Sud l'Ardèche et le Gard, et son extrémité Nord touche les départements de la Loire et de l'Isère. Toute la frange Est est contiguë avec la Drôme.

La plus grande largeur du département n'excède pas 75 km. Sa superficie de 555 000 hectares le place au 65e rang. Cette taille apparemment modeste cache des temps de parcours très importants pour se rendre d'un point à un autre du département, en raison du relief, de l'absence de voie rapide (cas unique en France), et des difficultés de circulation notamment en période hivernale.

Le chef-lieu Privas est par route distant de 589 km de Paris, 574 km de Strasbourg, 215 km de Marseille, 211 km d'Annecy, 162 km de Chambéry, 147 km de Nîmes, 140 km de Lyon, 135 km de Grenoble, 127 km de Saint-Etienne, 98 km du Puy-en-Velay et 39 km de Valence.

Les différentes régions naturelles

On distingue en Ardèche 5 grandes régions naturelles :

la montagne

Bordure occidentale du département. Altitude moyenne 1 100 mètres. Constituée par les terrains granitiques du Velay Basaltique, du Massif du Mézenc, des Monts du Forez, recouverts en leur centre de coulées volcaniques d'où émergent des pitons et des sucs (Mézenc : 1 754 mètres ; Gerbier de Jonc : 1 551 mètres). Inclinée en pente douce vers l'Ouest, elle alimente les cours d'eau du versant atlantique. La Loire y prend naissance. A quelques kilomètres se trouve le lac volcanique d'Issarlès (92 ha, 5 km de tour, 108 m de profondeur). Le climat y est rude : neige pendant plusieurs mois, vents très violents soufflant en automne-hiver ("la burle"), brouillards fréquents dans les vallées, écarts de température très sensibles entre les saisons, pluies abondantes (1 500 mm/an en moyenne) fortement concentrées en septembre-octobre.

les plateaux du Haut-Vivarais et des Cévennes

Zone de transition par laquelle on descend de la montagne (1 200 m) à la vallée du Rhône (300 à 400 m). Ce talus ou plateau d'altitude moyenne se présente sous l'aspect de crêtes verdoyantes élevées et étroites séparées par des gorges sauvages et infranchissables. Le réseau hydrographique y est torrentiel et les pluies se caractérisent par une fréquence importante des pluies d'été. Le climat est relativement moins rigoureux que celui de la montagne.

le Bas-Vivarais

La rivière Ardèche se développe jusqu'au Rhône, suivant une pente générale Sud-Est. Cette région formée de calcaires ou de marnes présente des dépressions mollement ondulées au profil aigu. D'une altitude faible, le Bas-Vivarais jouit d'un climat chaud et sec presque méditerranéen. L'air y est lumineux, les températures élevées (+3 à +4° C en janvier). Les vents du Nord-Est sont dominants mais ceux du Sud (vent du midi) et de l'Ouest, chargés d'humidité, amènent des précipitations réparties sur un petit nombre de jours. Quelques rivières, Lavezon, Escoutay, Frayol, forment un réseau moins dense que dans le cristallin. C'est le pays de la vigne, de la garrigue, des céréales, des fruits en extension (régions d'Aubenas et de Joyeuse).

le Plateau des Coirons

Nettement circonscrit au nord par les vallées de l'Ouvèze et de la Payre, au sud par la vallée de l'Escoutay, à l'Ouest par le Col de l'Escrinet et la dépression de Vesseaux, ce plateau de 800 m d'altitude environ, étale ses coulées de basalte sur une longueur de 18 km en direction du Rhône, atteignant au maximum 11 km de largeur. Climat assez rigoureux : la neige sans être épaisse est fréquente, les variations de températures accentuées du fait des vents forts qui soufflent. Le sol y est riche et fertile. Culture du blé, de l'orge et de la pomme de terre. Elevage des chevaux, des bovins. Sur les pentes, vigne et arbres fruitiers.

la Vallée du Rhône

Le couloir rhodanien est très étroit sur la rive droite du fleuve qui coule presque au pied du rebord Vivarais, ne laissant qu'un liseré de petites plaines. Le vent violent du Bord (bise, Mistral) y est dominant. Température modérée par l'influence du Midi. Plaines très fertiles favorables aux arbres fruitiers (pêchers, abricotiers) aux primeurs et sur les pentes des coteaux la vigne domine.

La carte des dominantes de production traduit clairement les 5 grandes régions naturelles de l'Ardèche dont "la vraie caractéristique est d'être une pente tournée vers la Méditerranée, s'ouvrant aux influences venues du Midi. Ces influences remontent le long des vallées jusqu'au seuil du Haut-Plateau qui lui résiste, ne se laissant pas pénétrer. Le Haut et le Bas sont donc opposés". « Telle est la personnalité ardéchoise » (A. SIEGFRIED).

Hydrographie du département de l'Ardèche

La rencontre du "talus" cévenol avec les masses d'air humide de la Méditerranée crée un réseau hydrographique bien "méditerranéen" avec tout ce que ce caractère implique de désordre et d'irrégularité dans les débits.

Le versant atlantique est représenté en Ardèche, mais il ne détourne à son profit que la Loire et quelques affluents de l'allier (Masméjean, Expézonnette), tandis que le versant méditerranéen domine : on peut l'appeler "versant rhodanien" puisque la totalité des eaux est finalement reçue par le Rhône. Alors que cinq rivières, Cance, Ay, Doux, Eyrieux, Ouvèze, collectent les eaux de la partie Nord (zone de terrains cristallins), une seule, l'Ardèche, rassemble les cours d'eau de la partie Sud (zone de terrains sédimentaires).

Le caractère des pentes abruptes domine tout ce réseau hydrographique (chute de 1 000 à 1 200 m sur un trajet de quelques dizaines de km seulement). Ceci, joint au faible pouvoir de rétention des sols en général, explique l'interdépendance étroite du régime des eaux et de la pluviométrie : maximum automnal avec les pointes les plus dangereuses en septembre-octobre et second maximum en mars-avril ; étiage de juin à septembre avec un deuxième creux hivernal moins marqué (janvier- février). Les crues automnales des rivières ardéchoises, de type "cévenol", causent d'importants dégâts matériels et ont déjà fait des victimes

Les principaux cours d'eau du département

La Cance est réputée pour la pureté de ses eaux issues de terrains cristallins, cela permet à la ville d'Annonay d'avoir d'excellentes papeteries et laveries de laines (industries qui exigent une très bonne qualité des eaux).

Le Doux aux brusques furies (été 1963) présente de redoutables convergences d'affluents (à Lamastre).

L'Eyrieux au débit également très inégal, relie St Martin de Valamas, Le Cheylard et La Voulte au confluent avec le Rhône.

L'Ardèche se caractérise aussi par de telles convergences vers VALS lorsqu'elle rassemble la Fontaulière, le Lignon et la Volane, et plus bas vers Vallon-Pont-d'Arc quand elle reçoit ses plus gros affluents : la Beaume et surtout le Chassezac.

Le tracé de ces cours d'eau, assez souvent en baïonnette, s'explique par une pente générale, vers le Sud-Est, entrecoupée souvent de failles NE-SW, et aussi par certaines hypothèses de captures. Ramené au km² de bassin versant, le débit moyen des cours d'eau ardéchois varie de 1 litre/s/km² à l'étiage à 10 litres/s/km² au moment des crues, ce qui est considérable.

Les sources

Elles représentent bien sûr les disponibilités en eau potable. Un recensement permet de citer les chiffres suivants :
- Haut-Vivarais : 3 000 sources 1.200 l/s
- Arrondissement Privas-Largentière : 5 500 sources 500 l/s

les lacs et les étangs

Le seul lac naturel important est un ancien cratère : le lac d'Issarlès (altitude 1 000 m). Mais les lacs artificiels de barrages (La Palisse, Le Gage, Lafigère) permettent des aménagements hydroélectriques et parfois touristiques

Par Millet Christophe - Publié dans : Tourisme
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 01:09
 

Le tourisme

Le tourisme représente aujourd’hui pour le département une activité de tout premier rang. Sa dimension transversale avec les autres filières économiques, agriculture, industrie et artisanat notamment, est désormais durablement établie.
C’est pourquoi le Conseil général en fait aujourd’hui un domaine d’intervention privilégié.

Le budget départemental consacré au Tourisme a connu une hausse importante depuis 5 ans :

  • Près de 20 millions d’euros consacrés directement à l’action touristique sur la période 2000-2004.
  • 3,857 millions € votés 5 au Budget Primitif 2005.

De manière synthétique, 4 grands blocs peuvent être dégagés de l’intervention touristique départementale :

  • L’appui au Comité Départemental du Tourisme (CDT) pour la réflexion prospective, le développement de l’offre touristique, la mise en ½uvre d’opérations de promotion communication et d’actions issues du schéma touristique : 51% / 1,979 M€.
  • L’appui aux investissements touristiques (aides aux hébergements touristiques privés, aides aux travaux d’embellissement des communes, aménagement des sentiers de randonnée…) 27% / 1,050 M €.
  • L’appui aux structures hors CDT 16% / 599 000 €.
  • Communication, animation, opérations diverses 6% / 229 000 €.

A cela, il faut ajouter les interventions du Département sur des sites et équipements structurants qui n’émargent pas sur le budget tourisme mais qui concourent directement à l’amélioration de l’offre touristique du département :

  • chemin de fer du Vivarais,
  • safari parc de Peaugres,
  • aménagement du site du Gerbier de Jonc,
  • gorges de l’Ardèche,
  • politiques liées aux Espaces Naturels Sensibles,
  • thermalisme...

Enfin, le Département contribue également aux volets touristiques des différentes procédures territoriales en cours sur le département (Contrats Globaux de Développement, Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, Syndicat de la Montagne Ardéchoise...).

Par Millet Christophe - Publié dans : Tourisme
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